Les sélections des participants seront faites selon les critères suivants

- CV

- Lettre de motivation

- Photo

- Entretien avec chaque postulant (présentation sur le plateau du studio d’un travail scénique de quelques minutes).

 

Inscriptions sur le site de l'ARTA

 

Stage conventionné AFDAS

 

 

Marie-Claude Pietragalla


Danseuse étoile de l’Opéra de Paris, ex-directrice du ballet national de Marseille et de son école, elle est chorégraphe et fondatrice du Théâtre du Corps. En étroite collaboration avec le chorégraphe Julien Derouault, elle développe depuis 19 ans, une technique et une esthétique sur la théâtralité du mouvement. Elle questionne la relation au corps, au temps, à l’intime et à l’autre en explorant d’une manière inédite le théâtre et la danse, la résonnance du texte au geste et réciproquement.


Julien Derouault


Ex-soliste du ballet national de Marseille, danseur, comédien, il est chorégraphe et fondateur du Théâtre du Corps Pietragalla - Derouault. Depuis 2000, avec la chorégraphe Marie-Claude Pietragalla, il expérimente de multiples techniques chorégraphiques et théâtrales pour créer une esthétique nouvelle sur la dramaturgie de l’être humain et de son inconscient. Son lien étroit avec la littérature, le théâtre et la poésie le mène vers un travail spécifique sur le danseur comédien et sur une technique de respiration pour maîtriser le verbe dansé.


Jean-Francois Dusigne

 

Acteur, metteur en scène, professeur à l’Université Paris 8. Diplômé de l’école internationale de mime, mouvement, théâtre de Jacques Lecoq, il a été membre du Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine, de 1983 à 1991. Depuis 1999, il est, avec Lucia Bensasson, directeur artistique d’ARTA, Association de Recherche des Traditions de l’Acteur.

Sophrologue et relaxologue, il dirige des ateliers sur le souffle de la parole, les impulsions du texte ; et de recherche-création, combinant écritures créatives, dramaturgies plurielles et directions d’acteurs.

Lieux et horaires

 

ARTA

Du mardi 21 mai au lundi 27 mai 2019 (mardi 21 mai de 11h à 18h, mercredi 22, jeudi 23 et vendredi 24 mai de 10h à 18h et lundi 27 mai de 11h à 18h. Repos samedi 25 et dimanche 26 mai)

 

Cartoucherie, route du champ de manœuvre 75012 Paris

 

Théâtre du Corps

Du mardi 28 mai au samedi 1 juin 2019 de 12h30 à 18h30

 

Studio TDC 59, rue Marcelin Berthelot 94140 Alfortville

 

Prérequis

– Dans ce travail de recherche qui mêle danse et théâtre, le corps comme outil d’expression est essentiel ; d’où la nécessité d’une bonne condition physique et d’une certaine endurance pour pouvoir « creuser » physiquement son personnage et développer de nouveaux automatismes.

– Un extrait de différentes séquences de La solitude des champs de coton sera préalablement distribué à l’ensemble des participants dès leur candidature, de sorte que chacune et chacun puisse à l’entrée du stage avoir déjà mémorisé entièrement le texte, sans se préoccuper de questions de distributions des rôles.

Objectif pédagogique : les défis et enjeux du Théâtre-Danse

Réunir, pour créer ensemble, des artistes issus de la danse et du théâtre, ouvre de très riches perspectives, incite mutuellement à faire parler les corps, à s’appuyer sur les souffles que requièrent phrasés, débits, ponctuations et rythmes…

Comment éprouver, combiner l’élan de la danse et la dynamique de la parole, associer intentionnalité, conduite des actions psycho-physiques, désir de dire, ressenti émotionnel et impulsion du mouvement ? il y a analogie entre page et plateau à partir du moment où corps et voix s’accordent pour écrire ensemble des trajectoires dans l’espace d’une scène délimitée.

Le mouvement se dessine en volumes et se ponctue par la combinaison du souffle, du geste, de la voix, en arrêts, suspensions, syncopes. Chaque transition significative de la pensée peut ainsi se traduire par un changement d’attitude, ce qui cristallise ces instants-charnières du parcours dramatique. Il est juste alors de parler de partition ou de texte scénique. Il peut alors y avoir maillages, entrelacs entre divers partitions, notamment partitions gestuelles et vocales, celles-ci pouvant opérer de manière non redondante en contre-points, jouant de ces écarts ou entre-deux féconds pour le travail métaphorique.

Ne serait-ce que pour parvenir à combiner maîtrise et instinct, confronter les techniques et apprendre les méthodes issues des différentes disciplines multiplient les potentialités créatrices. Par l’entraînement, chacun se rendra apte à alterner les approches, pour trouver ainsi la liberté de pouvoir emprunter consciemment différentes voies de passage…

Tels sont les enjeux de cette rencontre pratique, exploratoire, autour d’un auteur majeur du répertoire contemporain : Bernard-Marie Koltès.

 

L’hostilité est déraisonnable.

Le premier acte de l’hostilité,

Juste avant le coup,

C’est la diplomatie,

Qui est commerce du temps.

Elle joue l’amour en l’absence de l’amour,

Le désir par répulsion.

Mais c’est comme une forêt en flammes traversée par une rivière : L’eau et le feu se lèchent,

Mais l’eau est condamnée à noyer le feu,

Et le feu forcé de volatiliser l’eau.

L’échange des mots ne sert qu’à gagner du temps avant l’échange des coups,

Parce que personne n’aime recevoir des coups et tout le monde aime gagner du temps.

 

Bernard-Marie Koltès

Tout acte de parole, même le plus infime, engage un certain type de tension. Suivant l’événement rencontré, le cœur bat plus ou moins vite. L’organisme ne cesse de s’adapter, de changer de dynamique. Commencer par respirer organiquement le texte, en portant son attention sur le souffle qu’il requiert, conduit à cerner le rythme propre du personnage. Et c’est par une friction organique, par la pulsation rythmée et vibrante de leurs ondes sonores que les phonèmes associent, rebondissent et voyagent entre nous, ouvrant les imaginaires.

Plutôt que de s’appesantir sur les mots, il s’agit de suivre leurs impulsions sonores, libérer les énergies, canaliser le phrasé, soutenir le flux vocal, puis laisser résonner, interagir, attirer, repousser, désirer, séduire, donner, recevoir, livrer combat, dans l’accueil du silence. Joutes verbales et corps à corps gravitant, dans l’espace du no man ‘s land.

Programme de la première semaine à ARTA

Mené par Jean-François Dusigne, le travail sur le souffle de la parole conduira à s’appuyer sur l’énergétique des mots, suivre les impulsions du texte de Bernard-Marie Koltès, pour en délivrer ses flux de parole, précisément et concrètement, chaque rôle étant abordé comme une partition spécifique, à prendre viscéralement à bras-le-corps.

L’entraînement visera, par le souffle et la mobilisation diaphragmatique, à l’éveil de la conscience, à la stimulation du corps-esprit dans ses capacités d’associations, de réminiscences sensitives, kinesthésiques et d’ « engramme » de l’expérience vécue, ce qui conduit, par un travail régulier et systématique sur ses structures profondes, à l’épanouissement de ses capacités.

Engager le corps et chercher la rapidité du débit, conjuguer amplitude, souplesse et fluidité, parvenir à alterner dans tous les rythmes contraction et lâcher prise, tension, soutien, suspension, détente. Au lieu de se dire : je ne « trouve pas l’inspiration », se laisser inspirer, tout simplement… Et ce faisant, affirmer.

La voix reflète la mise à nu, révèle l’intime à ciel ouvert. L’acteur n’a pas à montrer, mais à se laisser dévoiler. Tout se perçoit, tout filtre déjà, à travers le souffle et le timbre.

Respirer organiquement le texte, travailler rythmiquement attaques et accents, être attentif à la compression ou à la dilatation du débit à travers les syllabes longues ou brèves, timbrer les voyelles, rebondir sur la percussion des consonnes sont différentes manières de parier sur la scansion du texte, sur sa « musicalité », pour contribuer au surgissement des sensations, des pensées, des sentiments dont s’imprègne l’acte même d’une parole de désir ou de manque, dont l’urgence est de s’accrocher à vivre.

En bref, donner du jeu, c’est ouvrir du sens. Il s’agit moins de chercher à « donner du sens », qu’à « être dans le sens » en se laissant guider par le mouvement des mots, qui induisent la direction de l’action. La parole peut séduire, griser, enivrer, selon que, pour citer Le plaisir du texte de Barthes, « ça granule, ça grésille, ça caresse, ça rape, ça coupe : ça jouit. »

 

Programme de la seconde semaine au Théâtre du Corps

Le but de cette seconde semaine, dirigée par Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault, est d’atteindre de nouvelles dispositions corporelles, de nouvelles compétences de jeu : pour y parvenir, le travail de la seconde semaine commencera par une recherche de « matière » chorégraphique afin de développer son personnage.

Puis, pour atteindre une meilleure connaissance des possibilités gestuelles, chorégraphiques liées au jeu, le participant sera amené à affiner ce travail préparatoire pour unir les deux écritures : corps et texte.

Enfin afin de rendre compte du dialogue entre les 2 personnages de cette pièce, le rapport à l’autre clôturera ce programme pour que l’imaginaire conçu précédemment s’accorde à celui de son partenaire de jeu.

Comment appréhender un personnage à travers son corps, à travers une poétique du geste ? Il faudra définir une véritable identité gestuelle des personnages, définir un inconscient corporel qui permette de prolonger une intention, de plonger dans le texte à travers une métaphysique organique, qu’elle soit structurée ou improvisée.

Le travail de gestion de l’espace sera également à définir, à intérioriser pour que le dialogue s’instaure dans un lieu, mais aussi une dynamique car la « perte » de temps chère à Koltès précédent le conflit doit se corréler avec une prise d’espace personnel, mais également une appropriation de l’espace de l’autre. Comment l’imaginer ? Comment définir son propre espace (mental, physique) ?

Dans ce dialogue où de longs monologues s’entremêlent, comment réagir à la voix de l’autre, à sa rythmique, son intensité ? Quoi faire, comment évoquer l’intériorité du personnage qui reçoit le texte ? Comment le mouvement ou l’absence de mouvement (même si l’immobilité est chorégraphie également) peut structurer le texte, son débit, sa pesanteur ?

Un travail spécifique sera demandé et attendu sur la relation à l’autre, la compréhension du mouvement de l’autre pour créer une chorégraphie à deux, attentive au texte, à sa rythmique, sa compréhension et sa poésie.

A propos

Le Théâtre du Corps est subventionné par la DRAC Île-de-France au titre de l’aide à la compagnie chorégraphique, par la ville d’Alfortville et la région Île-de-France.

DRAC   Ville d'Alfortville

 

Sitemap

Nous contacter

  • Téléphone
    +33 (0) 1 43 75 48 00
  • Email
    mail@theatre-du-corps.com
  • Studios
    59 Rue Marcelin Berthelot
    94140 Alfortville France
Suivez nous sur Instagram Copyright © 2019 Le Théâtre du Corps tous droits réservés - Photographies Pascal Elliott tous droits réservés